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Les gens parlent trop fort. Ils en oublient d'écouter. Ils en oublient même souvent de penser. Les gens parlent trop fort, trop vite, ils n'ont pas le temps. Pourtant, il est là le Temps, il s'écoule, fidèle à lui-même et aux gens qui ne le lui rendent que des petits bouts de rien, des choses sans consistance, les neurones en vacances. Les gens vivent pourtant, mais beaucoup se fourvoient, se trompent, multiplient les égarements sans jamais en rectifier le cours. Les gens oublient de voir, de ressentir, de chercher, de comprendre. Enfermés dans une sphère qui se laisse dessiner aux grés des modes, des genres, des sensations du moment. Poutant, il est des choses, il est des vies qu'ils oublient, qu'ils occultent au profit d'un univers artificiel, d'un monde fabriqué en gros et que chacun veut adapter sur mesure. ll est des choses, des vies dont beaucoup n'ont pas conscience. Des choses qui se font d'elles-même sans la moindre attention extérieure, ou presque.
La pluie délicate qui tombe sur les feuilles fraichement formées des bourgeons éclots au printemps, les arbres verts, la soleil couchant, l'air que l'on respire, le sol que l'on foule de nos pas pressés et désintéressés, tout cela existe. Tout cela se fond dans une bulle surfaite et conditionnée au gré des illusions les plus tenaces. Un monde trop plein de stupidité, un monde auto-destructeur qui tente de faire oublier à quelle point la vie peut être belle, quand on fait l'effort d'en prendre conscience. Quand on prend le temps. Quand on se laisse aller à des rêveries, quand on observe, quand on marche, quand on pense, quand on veut caresser le monde du bout des doigts, on en vient fatalement à Ressentir. C'est le plus beau cadeau que la vie nous aie offert, pouvoir ressentir.Pouvoir contempler la vie, pouvoir porter de l'attention à ce qui nous entoure. Et savoir faire la différence entre réalité et fausseté. A chacun ses idéaux, à chancun ses désirs et à chacun son monde, certes. Mais il est des choses, des vies qu'on ne peut renier. Au risque de s'y brûler les ailes. Dit comme cela, ça peut être affreusementt niais et vide de sens. Lu et vu comme ça aussi. Mais ça n'a pas d'importance. Le but est de ressentir, de s'envoler au-delà des mots. De tenter de transcender sa propre petite existence pour accéder à la Vie avec un grand V. Chaque être humain se doit de le faire. Dire que la vie est belle ou laide sans jamais nuancer reste une erreur. Tout dépend. Fixer les choses et les idées dans des cases, dans des extrêmes systématiques n'a rien d'humain. L'Homme est un être de Contradictions [ sisiiii ^^]. Alors pourquoi lutter? Pourquoi vouloir formater la réalité à deux extrêmités? Tout en nuance, tout en relativité, voilà la clé.



Ah,au fait... Ce texte est dédiée à quelqun qui m'a fait aimer l'espagnol.
Chose promise, chose due!

=)

# Posté le samedi 18 avril 2009 11:04

Modifié le samedi 18 avril 2009 11:47